Bordée au nord par le Tibet, à l’est par le Sikkim (Inde), la région Népalaise du Kangchenjunga reste peu fréquentée et authentique.
Au départ des plantations de thé sur les contreforts de l’Himalaya, de profondes vallées remontent vers le nord pour venir butter sur la barrière himalayenne dominée par le Kangchenjunga 8598 mètres.

Les basses vallées, peuplées d’hindouistes en majorité, sont verdoyantes, largement arrosées tout au long de l’année. La vie, rythmée par la nature, apparaît comme paisible au treckeur de passage. Les nombreux villages s’étendent au milieu des cultures en terrasse ; ici et là, des enfants jouent avec des cerfs-volants bricolés, chantent dans une cour d’école, un homme cultive son minuscule lopin de terre à l’aide d’une charrue rudimentaire, une femme s’affaire devant sa maison... De l’extérieur, les habitations sont belles et chaleureuses, entourées par une végétation verdoyante. L’intérieur donne une toute autre impression, sombre, noirci par le feu, spartiate.

L’accès à la vallée de Ghunsa qui mène au camp de base nord du Kangchenjunga n’est pas facile voire même difficilement praticable pendant la mousson en raison de pentes raides et de forêts denses.

En prenant de l’altitude, la végétation change, les forêts de résineux apparaissent, la culture bouddhiste s’impose. Shortens, Ghompas, drapeaux à prières sont omniprésents dans les villages, sur les chemins.

Dans cette région, il est plus facile de faire des échanges avec le Tibet tout proche à l’aide des Yacks que de descendre dans les basses vallées du Népal !



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